Accueil Sport Football : le National Foot reprend après des mois d’incertitudes
Sport

Football : le National Foot reprend après des mois d’incertitudes

Partager
Partager

 

Le football professionnel gabonais tente de tourner la page de plusieurs mois d’incertitudes. Le Vendredi 6 mars, à Libreville, la Ligue nationale de football professionnel (LINAFP) a officialisé la reprise du National Foot pour la saison 2025-2026, marquant le retour attendu du championnat national.

Face à la presse, le président de la Ligue, Brice Mbika Ndjambou, a détaillé les contours d’une saison condensée qui doit permettre de relancer la compétition et de redonner un souffle au football local.

Selon le calendrier dévoilé, la première division donnera le coup d’envoi dès le 7 mars 2026, avec une rencontre inaugurale programmée à Lambaréné. La deuxième division suivra deux semaines plus tard, à partir du 21 mars.

La saison devrait s’achever fin juin, soit un peu moins de quatre mois de compétition pour les clubs engagés.

Pour les responsables de la Ligue, il s’agit avant tout de remettre la machine en marche dans un contexte où le championnat national peine depuis plusieurs années à trouver stabilité et régularité.

Profitant de cette annonce, le président de la LINAFP a salué l’implication des autorités publiques, notamment celle du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que celle du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, dans le processus de relance du championnat.

La Ligue a rappelé que la participation des joueurs reste conditionnée au respect des exigences administratives et médicales, notamment la visite médicale obligatoire.

À ce stade, seuls deux clubs ont déjà rempli l’ensemble de ces formalités, condition indispensable pour disputer les premières rencontres.

Les joueurs évoluant à l’étranger devront par ailleurs produire un certificat international de transfert, conformément aux règles en vigueur dans le football professionnel.

Afin de soutenir les équipes dans un contexte économique souvent fragile, la LINAFP prévoit une aide financière dès le début de la saison.

Les clubs de première division recevront une avance de 40 millions de FCFA, tandis que ceux de deuxième division percevront 20 millions de FCFA.

Sur l’ensemble de la saison, l’enveloppe globale devrait atteindre 90 millions de FCFA par club en première division et 60 millions de FCFA en deuxième division.

La première division réunira 14 clubs dans un championnat disputé en poule unique sur 26 journées, soit 182 rencontres programmées sur l’ensemble du territoire.

Deux provinces resteront toutefois absentes de l’élite : la Nyanga et l’Ogooué-Ivindo, illustration des déséquilibres persistants dans la structuration du football national.

La deuxième division, elle, mettra aux prises huit clubs pour 14 journées de compétition, avec des matchs programmés principalement les week-ends.

Pour stimuler la compétitivité, la Ligue a également dévoilé les primes prévues en fin de saison.

Le champion du National Foot en première division empochera 75 millions de FCFA, contre 50 millions de FCFA pour le deuxième.

En deuxième division, le vainqueur recevra 50 millions de FCFA, tandis que le vice-champion percevra 25 millions de FCFA.

Les distinctions individuelles seront également au programme avec la tenue des Dango d’Or, cérémonie destinée à récompenser les meilleurs acteurs du championnat.

Au-delà du calendrier et des montants annoncés, la véritable question reste celle de la stabilité et de la crédibilité du National Foot. Depuis plusieurs années, le championnat gabonais est confronté à des interruptions, à des difficultés de financement et à une structuration encore fragile des clubs.

La LINAFP entend désormais renforcer les mécanismes de contrôle et de gouvernance, notamment à travers la mise en place d’une commission indépendante chargée de veiller au respect des exigences organisationnelles.

Car pour de nombreux observateurs, la relance du championnat ne constitue qu’une première étape. Le véritable défi sera de bâtir, sur la durée, un football professionnel capable de s’imposer comme un moteur de développement sportif et économique au Gabon.

 

Par ismaël YATOUMBA

Partager

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *