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Crise à la Fégafoot : Sylvestre Engohang Obiang interpelle les autorités gabonaises

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Par HBM

Alors que la crise qui secoue la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) continue de susciter interrogations et débats, Sylvestre Engohang Obiang monte au créneau et dénonce le silence des autorités gabonaises face à une situation qu’il juge préoccupante pour la gouvernance du football national.

Dans une sortie particulièrement critique, l’intéressé met en parallèle la situation du football gabonais avec plusieurs décisions récentes intervenues dans le football international. Il dénonce ce qu’il considère comme une application à géométrie variable des principes de gouvernance et de neutralité sportive.

Pour Sylvestre Engohang Obiang, le débat dépasse désormais la seule question de la gestion de la Fégafoot. Il pose, selon lui, la question du respect des règles, des statuts et de l’équité dans les instances du football.

Évoquant le dossier de la Coupe du Monde 2026 et l’annulation du carton rouge infligé à un joueur de l’équipe des États-Unis, il estime que cette décision soulève des interrogations sur l’influence politique dans la gestion du football international.

Il dénonce ainsi une possible « ingérence », une « influence politique » et une forme de « soumission institutionnelle » qui, selon lui, remettraient en cause le principe de neutralité du sport.

« Si le coup de fil d’un chef d’État suffit à réécrire les décisions arbitrales, qu’en est-il des nations dites petites qui ne disposent pas du même poids géopolitique ? », s’interroge-t-il.

Sur le dossier gabonais, Sylvestre Engohang Obiang affirme que le mandat du Comité exécutif de la Fégafoot serait arrivé à son terme en avril 2026 et conteste la prorogation intervenue depuis.

Il s’interroge notamment sur la base juridique de cette prolongation et sur le rôle joué par les instances internationales du football dans ce processus.

« Comment de simples administratifs peuvent-ils s’arroger le droit de violer les statuts d’une association nationale et, par ricochet, de défier les lois de la République gabonaise ? », lance-t-il.

Pour lui, la question n’est donc plus uniquement sportive. Elle touche également à la gouvernance, au respect des textes et à la souveraineté des institutions nationales.

Face à cette situation, Sylvestre Engohang Obiang appelle les autorités gabonaises à prendre position.

Il réclame notamment le respect des statuts de 2013 de la Fégafoot, la fin de ce qu’il qualifie de « prorogation illégitime », ainsi que l’organisation d’élections transparentes permettant, selon lui, de doter le football gabonais d’une gouvernance issue des urnes.

« Le Gabon est un État souverain. Le football gabonais appartient au peuple gabonais », soutient-il, appelant les autorités à « restaurer l’ordre juridique ».

Au-delà de la gouvernance fédérale, Sylvestre Engohang Obiang plaide également pour une réorganisation de l’encadrement technique des sélections nationales.

Il cite notamment les Panthères A, U20, U17 et U15, pour lesquelles il estime nécessaire de mettre en place une véritable stratégie de développement.

Selon lui, la recherche de résultats sportifs ne peut reposer sur des décisions prises dans l’urgence.

« En matière de sports, pour les bons résultats, il n’y a pas de solution d’urgence, il y a des solutions stratégiques ! »

Une approche qui passe, à ses yeux, par le recrutement de techniciens compétents et par une politique sportive construite sur le long terme.

Dans une formule particulièrement tranchante, l’ancien responsable estime que le problème ne réside pas uniquement dans le manque de compétences, mais surtout dans la capacité des dirigeants à confier des responsabilités à ceux qu’il juge inaptes à les exercer.

« Le plus grand danger, ce n’est pas d’avoir des incompétents, mais c’est de leur donner le pouvoir », affirme-t-il.

Sylvestre Engohang Obiang s’interroge enfin sur la pertinence du maintien de l’actuelle équipe dirigeante de la Fégafoot après plus d’une décennie aux commandes.

« Une République forte est celle qui sait reconnaître les mérites de ses bâtisseurs ! Maintenir à la tête de la Fégafoot un groupe qui a démontré ses limites depuis plus de 12 ans, pour quel mérite ? », questionne-t-il.

À travers cette prise de position, Sylvestre Engohang Obiang entend ainsi replacer la crise de la Fégafoot au cœur du débat public et appelle à une clarification institutionnelle, à une gouvernance renouvelée et à une véritable stratégie pour l’avenir du football gabonais.

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