Par Ismaël YATOUMBA
Le football gabonais traverse une zone de turbulences institutionnelles. À l’origine de cette situation : la suspension du processus électoral destiné à désigner le futur président de la FEGAFOOT.
Initialement programmée pour le 18 avril, l’élection a été reportée à la suite d’une décision du ministère des Sports, qui évoque une non-conformité à la législation nationale. En cause, l’absence de récépissé et d’agrément technique, des éléments jugés indispensables à la régularité juridique de la fédération.
Cette annonce a immédiatement provoqué un véritable coup de tonnerre dans le paysage sportif national, plongeant l’instance faîtière du football gabonais dans une crise institutionnelle aux contours encore incertains.
Face à cette situation, les autorités gabonaises ont saisi la FIFA afin de justifier les raisons de cette suspension. En réaction, une mission conjointe de la FIFA et de la CAF s’est rendue à Libreville pour évaluer la situation et proposer une issue conforme aux règles du football international.
Sur place, les émissaires ont mené une série de consultations approfondies : échanges avec le collège électoral, réunions avec le Comité exécutif (COMEX) de la FEGAFOOT, ainsi qu’entretiens avec le ministère des Sports. Objectif : établir un diagnostic clair et formuler des recommandations rapides.
Si aucune décision officielle n’a encore été rendue publique, les représentants des instances internationales ont assuré qu’un dénouement interviendrait dans les plus brefs délais.
Dans l’opinion sportive, l’inquiétude monte. Plusieurs voix dénoncent les irrégularités ayant entaché le processus électoral et remettent en question la légitimité de l’équipe dirigeante sortante, désormais en fin de mandat, à poursuivre la gestion des affaires courantes.
À mesure que les heures passent, l’attente se fait plus pressante. Tous les regards sont désormais tournés vers la FIFA et la CAF, dont la décision apparaît comme déterminante pour sortir le football gabonais de cette impasse et restaurer la crédibilité de ses institutions.

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