Accueil Culture SAMEAU 2026 : la formation et le patrimoine au cœur de la clôture
Culture

SAMEAU 2026 : la formation et le patrimoine au cœur de la clôture

Partager
Partager

Par Mauricette BADJINA

Après quatre jours consacrés aux métiers de l’audiovisuel et du numérique, la 6ᵉ édition du Salon des Métiers de l’Audiovisuel et du Numérique (SAMEAU) a officiellement pris fin ce samedi 19 septembre au Musée national des Arts, Rites et Traditions du Gabon. Placée sous le thème « Entre mémoire et innovation : l’intelligence artificielle au service de notre patrimoine culturel », cette édition s’est achevée sur un bilan marqué par la formation, la créativité et la valorisation du patrimoine gabonais.

Au total, 170 participants, dont 120 professionnels et 50 étudiants, ont pris part aux différentes formations proposées durant le salon. À l’issue des travaux, les participants ont reçu leurs attestations de formation, venant ainsi sanctionner plusieurs jours d’apprentissage, d’échanges et de partage d’expériences autour des métiers de l’audiovisuel et du numérique.

Dans son discours de clôture, Jennifer Nupsia de Mayombo épouse Kangouna, présidente du SAMEAU, a salué la mobilisation des professionnels, des jeunes, des partenaires et de l’ensemble des acteurs ayant contribué à la tenue de cette sixième édition.

La cérémonie a également été marquée par l’intervention du représentant du ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et de la Vie associative, Paul Ulrich Kessany, en la personne de Andy Nziengui Nziengui, directeur de cabinet du ministre.

Le représentant du membre du gouvernement a notamment insisté sur l’importance de la formation des jeunes dans les secteurs de l’audiovisuel et du numérique. Il a rappelé que 170 jeunes ont été formés au cours de cette édition et souligné la nécessité de transformer ces acquis en expériences professionnelles concrètes.

« La formation doit ouvrir la voie à l’expérience », a notamment souligné le discours de clôture. Dans cette perspective, le ministère a annoncé sa volonté d’accompagner certains jeunes formés à travers des possibilités de stages au sein des administrations et structures publiques, en fonction des profils et des besoins identifiés.

Autre temps fort de cette clôture : le concours photographique SAM’O Shoot, consacré à l’expression artistique et à la valorisation du patrimoine gabonais.

Organisé dans les neuf provinces du pays, le concours a permis aux jeunes participants de porter un regard artistique sur leur environnement et sur les éléments constitutifs de la mémoire collective nationale.

Une démarche qui s’inscrit directement dans la thématique de cette édition du SAMEAU, en faisant dialoguer création, mémoire et innovation numérique.

Le discours de clôture a notamment relevé que les jeunes participants ont démontré leur capacité à « regarder le Gabon, à raconter le Gabon et à valoriser ce qui fait notre identité ».

La première édition du concours a distingué plusieurs photographes à travers différentes récompenses :

• Grand Prix SAMEAU : Roland Duboze

• 1er prix : Moustaraf, Port-Gentil

• Prix Jeunesse : Samuel Junior Mekina, Port-Gentil

• Prix Mémoire nationale : Moustaraf, Port-Gentil

• Prix Innovation numérique : Judicaël Ngoma, Port-Gentil

• Prix du Public : Guelor Oyaba, Libreville

Le Prix du Public, attribué à une œuvre consacrée au Moukoukouè, a particulièrement retenu l’attention. Selon le discours de clôture, ce choix illustre l’intérêt du public pour ce patrimoine, appelé à être davantage connu, préservé et valorisé.

Avec cette sixième édition, le SAMEAU aura placé la formation, la transmission et la créativité au centre de sa démarche. À travers les différents ateliers et initiatives proposés, les organisateurs ont voulu montrer que l’audiovisuel, le numérique et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à la valorisation du patrimoine culturel, lorsque ces outils sont mis au service de l’humain, de la culture et de l’identité.

La cérémonie de clôture a ainsi rappelé que le patrimoine ne constitue pas uniquement un héritage du passé. Il représente également une responsabilité pour les générations actuelles, appelées à le préserver, à le documenter et à le transmettre en s’appuyant sur les nouveaux outils de création et de diffusion.

Au terme de cette 6ᵉ édition, le SAMEAU referme ses portes sur une ambition clairement affichée : faire de la formation, de la créativité et de l’innovation des instruments au service de la mémoire et du patrimoine culturel gabonais.

Partager

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *