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Culture : le 6FLAG 2026 referme sa troisième édition sous le signe de l’innovation et de la valorisation du patrimoine féminin

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Par Mauricette BADJINA

La troisième édition du Salon international féminin du Livre et des Arts du Gabon (6FLAG) s’est achevée vendredi à l’Hôtel de Ville de Libreville, avec un appel renouvelé à faire de la culture, de l’innovation numérique et du leadership féminin des leviers de développement. La cérémonie de clôture a été présidée par Félix Andy Makindey Nzue Nguema, sixième adjoint au maire de la commune de Libreville chargé de la Culture.

Placée sous le thème « L’art à l’ère du digital », cette édition a rassemblé pendant trois jours écrivains, artistes, éditeurs, acteurs culturels et délégations étrangères autour de réflexions consacrées à l’avenir des industries culturelles et créatives à l’ère du numérique.

L’écrivaine gabonaise Sylvie Ntsame, marraine de cette édition, a accompagné un rendez-vous marqué par une forte ouverture internationale. La République du Tchad était le pays invité d’honneur, aux côtés de délégations venues de Guinée équatoriale, du Cameroun, du Togo, du Sénégal et de la République du Congo, témoignant du rayonnement grandissant de ce salon sur la scène culturelle africaine.

Au-delà des conférences et des panels de réflexion, le programme a été rythmé par des expositions, des ateliers, des séances de dédicaces, des prestations artistiques ainsi que des rencontres professionnelles. Les échanges ont notamment mis en évidence les opportunités offertes par les technologies numériques pour la création artistique, tout en rappelant que l’humain demeure au cœur de toute œuvre culturelle.

Intervenant à l’issue des travaux, Pulchérie a salué une édition ayant permis de mettre en lumière les compétences et le savoir-faire des femmes gabonaises dans plusieurs secteurs.

« Pendant trois jours, les femmes ont exposé leurs talents. Certaines ont présenté leur savoir-faire culinaire, tandis que d’autres ont valorisé les produits locaux et l’artisanat. Ce salon a surtout constitué un véritable espace de partage d’expériences », a-t-elle déclaré.

Elle a également indiqué que la cérémonie de clôture a été marquée par la remise de plus de vingt-cinq distinctions récompensant des femmes s’étant illustrées dans leurs domaines respectifs. Parmi les temps forts figure l’attribution du prix de la Louche d’Or à une jeune participante pour son plat de koumou, symbole de la transmission du patrimoine culinaire gabonais aux nouvelles générations.

Dans son allocution de clôture, Félix Andy Makindey Nzue Nguema s’est félicité de la mobilisation du public et de l’intérêt manifesté par les visiteurs tout au long de l’événement.

« J’ai vu des mamans partager leur passion pour la lecture, des jeunes découvrir des ouvrages avec curiosité, échanger avec les auteurs et des artistes transmettre leur passion avec générosité. Ces images sont porteuses d’espoir. Elles nous rappellent que la culture n’est pas seulement un patrimoine à préserver, mais également un investissement pour l’avenir », a-t-il affirmé.

Le responsable municipal a également souligné que cette dynamique culturelle s’inscrivait dans la vision des plus hautes autorités du pays, qui placent la jeunesse, l’éducation, la culture et l’innovation parmi les priorités du développement national.

Au terme de cette troisième édition, le Salon international féminin du Livre et des Arts du Gabon confirme son positionnement comme une plateforme majeure de promotion des talents féminins, de préservation du patrimoine culturel et de renforcement de la coopération entre les acteurs du livre, des arts et de la culture en Afrique.

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