À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’association IBOGAÏNE et le Centre SIRE, en partenariat avec l’Ambassade de France au Gabon, ont organisé ce samedi 7 mars une kermesse communautaire autour d’un village de santé au quartier Nzeng-Ayong, à Libreville.
Cette initiative visait principalement à accueillir et orienter les femmes autour des questions de santé sexuelle et reproductive. Au programme : conseils en matière de planning familial, consultations prénatales, accompagnement dans la vie affective et sexuelle, ainsi que sensibilisation à la grossesse et à la prévention des maladies.

Pour l’occasion, plusieurs stands thématiques ont été installés : activités génératrices de revenus (AGR) portées par des femmes lauréates, vaccination et santé communautaire, dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH, santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’un espace dédié aux droits des femmes et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
Selon Mme Mba Allogho Lafsat, vice-présidente de l’Association IBOGAÏNE, l’objectif de cette initiative était de rapprocher les services de santé des populations.

« L’objectif aujourd’hui était de sensibiliser les femmes à travers une kermesse qui leur permet aussi de gagner des lots tout en bénéficiant de consultations gratuites », a-t-elle expliqué.
L’événement a également été marqué par la visite de l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, venu témoigner de son soutien aux nombreuses femmes présentes.
« Je suis venu pour apporter mon soutien aux femmes, les encourager, mais aussi lancer un appel aux pouvoirs publics et à d’éventuels partenaires afin qu’ils se mobilisent pour permettre à ce centre de survivre et de se développer », a-t-il déclaré.
Au-delà de la célébration, les organisateurs ont surtout tenu à attirer l’attention sur les difficultés auxquelles fait face le Centre SIRE, seul centre du genre dans le Grand Libreville. La fin prochaine du contrat de financement avec l’Ambassade de France fait planer des incertitudes sur la continuité de ses activités.

Après deux années d’existence, la structure continue pourtant d’accueillir chaque semaine des dizaines de femmes en quête d’information, de suivi médical ou d’accompagnement, malgré des moyens limités.
La pérennité de ce maillon essentiel de la santé sexuelle et reproductive dépend désormais d’un engagement plus large des autorités et des partenaires.
Par la rédaction

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