
Adoptée en Conseil des ministres le 4 décembre 2025, la taxe forfaitaire d’habitation marque une nouvelle étape dans la stratégie de diversification des recettes publiques. Applicable aux logements résidentiels comme professionnels, elle repose sur une classification par zones et caractéristiques géographiques, afin d’ajuster l’effort fiscal selon la localisation des biens.
Son mode de collecte, adossé aux factures d’électricité et confié à la SEEG, vise à garantir un recouvrement efficace tout en simplifiant la procédure. Si ce choix renforce l’efficacité administrative, il pourrait néanmoins susciter des inquiétudes chez certains usagers, confrontés à une charge supplémentaire sur une facture déjà sensible.
Le gouvernement a opté pour une exemption des zones rurales lors de la première phase, afin de tenir compte des disparités territoriales et de la vulnérabilité économique de ces populations. Avec un rendement attendu d’environ 2,8 milliards de FCFA, cette taxe apparaît comme un levier important pour renforcer les ressources de l’État. Reste à voir si sa mise en œuvre sera accompagnée d’une communication suffisamment claire pour en assurer l’acceptabilité.

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