Candidat à la présidence de la Fédération gabonaise de football, Darneau Essia NDONG affiche une ambition claire : refonder le football national sur des bases solides, transparentes et durables. Dans cet entretien, il revient sur les raisons de sa candidature, son diagnostic du mandat sortant et sa vision pour l’avenir.
Pourquoi vous portez-vous candidat aujourd’hui ?
« Parce que je refuse de rester spectateur du déclin de notre football. Le temps est venu de proposer une nouvelle voie, structurée, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Le football gabonais mérite mieux que ce qu’il vit actuellement. »
Est-ce une candidature contre le président sortant ?
« Non. Ce n’est pas une candidature contre un homme, mais pour une idée, pour une ambition nouvelle. Je respecte les personnes, mais le bilan du bureau sortant ne répond pas aux urgences du moment. Ce n’est pas personnel, c’est une question de responsabilité. »
Quel est, selon vous, le principal échec du mandat sortant ?
« L’incapacité à structurer durablement le championnat national. Sans un championnat fort, il n’y a ni clubs solides, ni visibilité pour nos joueurs, ni base crédible pour bâtir une sélection nationale compétitive. C’est un échec structurel, pas conjoncturel. »
Quelles seront vos priorités si vous êtes élu ?
« Trois priorités claires :
1-Stabiliser et financer durablement le championnat national ;
2-Lancer un plan national de formation des jeunes et des encadreurs ;
3-Instaurer une gouvernance transparente, avec des comptes clairs et un véritable dialogue avec les acteurs du terrain. »
Comment comptez-vous financer ces ambitions ?
« D’abord par une meilleure organisation et une gestion rigoureuse des ressources existantes. Ensuite, par la mobilisation de nouveaux partenariats publics et privés, autour de projets crédibles, transparents et bien structurés. Aujourd’hui, le manque de confiance freine les financements. Il faut la restaurer. »
Que répondez-vous à ceux qui évoquent votre manque d’expérience ?
« L’expérience, ce n’est pas rester spectateur du déclin. C’est avoir le courage de proposer des solutions nouvelles. Mon équipe est composée de compétences solides : anciens joueurs, acteurs de terrain et gestionnaires. Nous apportons une énergie nouvelle, mais aussi la rigueur qui fait défaut aujourd’hui. »
Bénéficiez-vous déjà de soutiens ?
« Oui, nous avons des soutiens. Mais notre démarche n’est pas celle du clivage. Nous voulons rassembler autour d’un projet, pas autour d’une personne. Le dialogue se poursuit avec toutes les ligues et tous les clubs, car ce projet est pensé pour l’ensemble du football gabonais. »
Un mot pour conclure ?
« Le football gabonais n’est pas condamné à la médiocrité. Il dispose de talents, de ressources et de femmes et d’hommes engagés. Ce qui lui manque, c’est une vision, un cap et une organisation. Nous sommes prêts à porter ce cap et à tendre la main à tous ceux qui veulent le changement, dans la paix et le travail. »

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