Le Centre culturel français (CCF) de Libreville a accueilli, le samedi 10 janvier 2025, la présentation officielle de l’essai littéraire Lissimbou, mon héritage culturel : entre tradition, religion et modernité, signé par l’écrivaine gabonaise Lidwine Staëlle Ngoundji.
Composé de 102 pages réparties en 11 chapitres, l’ouvrage a entraîné le public dans un voyage au cœur des traditions africaines gabonaises, mêlant mémoire, identité et transmission intergénérationnelle.
Fruit d’une recherche personnelle approfondie, ce livre met en lumière le rite initiatique Lissimbou, une pratique ancestrale propre à la communauté de l’auteure, aujourd’hui menacée de disparition. À travers ce retour aux sources, Lidwine Staëlle Ngoundji questionne son rôle de femme, de mère et d’épouse, tout en s’interrogeant sur les valeurs fondamentales à transmettre aux générations futures.

L’auteure rappelle que, jadis, l’éducation traditionnelle des jeunes filles se faisait notamment à travers les rites initiatiques, véritables écoles de la vie. Elle déplore la perte de repères culturels et identitaires qui touche une partie de la jeunesse actuelle. L’ouvrage délivre ainsi un message fort : la nécessité de se réapproprier sa culture afin de lutter contre la dépravation des mœurs, la délinquance et les violences qui fragilisent nos sociétés contemporaines.
Au cours de ses recherches, Lidwine Staëlle Ngoundji découvre le concept d’ethnoéducation, une approche pédagogique qui valorise les savoirs traditionnels tout en les intégrant dans l’éducation moderne. Selon elle, cette méthode constitue une voie pertinente pour restaurer les valeurs culturelles fondamentales, renforcer l’identité des jeunes et favoriser leur épanouissement.

Au-delà de son statut d’auteure, Lidwine Staëlle Ngoundji est coach personnel et professionnel certifiée, spécialiste du changement depuis plus de vingt ans. Elle est également présidente fondatrice d’une ONG, active depuis près de quinze ans, et dirige à Franceville un centre d’accueil dédié à la protection des droits des enfants et à l’éducation des jeunes filles. Cet engagement social se reflète pleinement dans son œuvre : chaque exemplaire vendu contribue au financement de la scolarité de jeunes filles sans soutien familial, grâce à un reversement des recettes à son ONG.
Avec Lissimbou, mon héritage culturel, Lidwine Staëlle Ngoundji signe sa deuxième publication, après Pourquoi je me suis mariée ?, un premier essai également axé sur l’éducation et le développement personnel.
L’ouvrage est actuellement disponible à la librairie de l’Assemblée nationale, au prix de 10 000 FCFA, et sera prochainement diffusé plus largement sur le marché national.
Par Mauricette BADJINA

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