Par HBM
À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a choisi de replacer la fête nationale dans une réflexion plus large : celle de la responsabilité collective dans la construction du pays.
Dans son discours à la Nation du 16 août, le chef de l’État a rappelé que l’indépendance ne saurait être considérée comme un acquis figé. Elle doit, selon lui, être consolidée au quotidien par des institutions solides, une économie plus autonome, une jeunesse mieux formée, des infrastructures adaptées et surtout des citoyens conscients de leurs responsabilités.
Pour le président de la République, la souveraineté d’un pays ne se mesure pas uniquement à son statut politique. Elle se traduit également dans le comportement de ses citoyens.
Respecter les lois, préserver les biens publics, protéger l’environnement, respecter les autres ou encore accomplir son travail avec sérieux sont autant de manifestations concrètes du civisme. Une manière de rappeler que la construction nationale ne relève pas exclusivement de l’action de l’État.
« Le civisme n’est pas un slogan. Il doit se traduire dans les actes quotidiens », a souligné Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette conception invite ainsi à dépasser le patriotisme circonstanciel, souvent associé aux cérémonies et aux célébrations nationales. Le patriotisme, dans cette vision, doit s’exprimer tout au long de l’année, dans les entreprises, les administrations, les familles, les écoles et dans l’espace public.
Soixante-six ans après l’indépendance politique, une autre bataille apparaît désormais centrale : celle de la souveraineté économique.
Le chef de l’État a clairement affiché son ambition de voir le Gabon privilégier des relations fondées sur des partenariats équilibrés. « Nous voulons la coopération, des partenariats d’égal à égal, et non la dépendance », a-t-il affirmé.
Cette orientation implique notamment de renforcer la production nationale, de développer l’agriculture et l’industrie, de transformer davantage les ressources localement et de favoriser l’émergence d’un tissu d’entreprises gabonaises capables de créer de la valeur et des emplois.
Elle suppose également de donner aux jeunes davantage de possibilités pour entreprendre, travailler et construire leur avenir au Gabon.
Le message présidentiel pose finalement une question qui concerne chaque citoyen : quel rôle chacun entend-il jouer dans la transformation du pays ?
Car les ambitions économiques et institutionnelles ne peuvent produire des résultats durables sans changement des comportements. Les infrastructures peuvent être construites, mais leur préservation dépend des citoyens. Les politiques publiques peuvent être mises en œuvre, mais leur efficacité dépend aussi de la participation collective.
À 66 ans, l’indépendance apparaît donc moins comme un simple anniversaire que comme un rendez-vous avec l’avenir.
Le 17 août ne célèbre pas seulement une page de l’histoire gabonaise. Il peut également être considéré comme un rappel : celui que la souveraineté se construit chaque jour, par le travail, la discipline, l’unité, le respect des institutions et la responsabilité individuelle.
Le Gabon indépendant n’est donc pas seulement un héritage. Il est aussi un projet collectif, dont chaque génération porte une part de responsabilité.

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