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Gabon : installation du comité de normalisation du Conseil national de la jeunesse, vers une gouvernance plus inclusive

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Par Mauricette BADJINA

Le gouvernement gabonais a officiellement procédé, vendredi 15 mai 2026 à Libreville, à l’installation du comité de normalisation du Conseil national de la jeunesse du Gabon. Une étape importante qui traduit la volonté des autorités de réorganiser et renforcer la représentativité de cette institution, dans un contexte marqué par les ambitions de la 5ᵉ République.

La cérémonie, organisée sous l’égide du ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des partenaires institutionnels ainsi que des représentants du mouvement associatif et de la jeunesse gabonaise.

Parmi les personnalités présentes figuraient Paul Ulrich Kessany, ministre de tutelle, Charles Edgar Mombô, ministre de l’Enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement, Armande Longo, ainsi que Jean‑François Ndong Obiang. Des représentants du système des Nations unies, notamment de UNICEF et de UNESCO, ainsi que plusieurs acteurs associatifs issus des neuf provinces du pays, ont également pris part à la rencontre.

Prenant la parole, Brégineve Mimbila, directrice générale de la Jeunesse, a exhorté les jeunes Gabonais à s’impliquer davantage dans les initiatives de développement et à saisir les opportunités offertes pour contribuer activement à la transformation du pays.

Le président du Conseil national de la jeunesse, Dariss Nyoundou Souza, a quant à lui qualifié cette installation d’« étape déterminante » dans l’histoire du mouvement associatif national. Selon lui, cette restructuration doit permettre de bâtir une organisation plus crédible, mieux structurée et davantage représentative des réalités de la jeunesse gabonaise.

Il a souligné que la réforme reposera notamment sur la transparence, l’inclusion et la responsabilité, avec en perspective une révision des statuts et du règlement intérieur du CNJG.

Au nom du système des Nations unies, la coordinatrice résidente par intérim a salué une initiative jugée structurante pour le renforcement de la participation citoyenne des jeunes au Gabon.

Elle a rappelé que les enjeux liés à la jeunesse occupent une place centrale dans les politiques publiques, notamment en matière d’emploi, d’entrepreneuriat, de cohésion sociale et de valorisation du capital humain, en cohérence avec les priorités nationales de développement.

Dans son allocution, le ministre Paul Ulrich Kessany a insisté sur l’importance d’une meilleure organisation du mouvement associatif jeunesse, conformément aux orientations définies par les autorités publiques.

Rappelant que près de 67 % de la population gabonaise est constituée de jeunes, il a plaidé pour un encadrement renforcé permettant de transformer cette majorité démographique en véritable moteur de progrès économique et social.

Pour le membre du gouvernement, une jeunesse structurée, écoutée et impliquée constitue un levier essentiel de stabilité, d’innovation et de développement durable.

Le comité de normalisation nouvellement installé aura notamment pour mission de :

• réorganiser le fonctionnement du Conseil national de la jeunesse ;

• réviser les statuts et le règlement intérieur ;

• améliorer la représentativité des jeunes sur l’ensemble du territoire national ;

• promouvoir l’égalité de genre au sein des instances de gouvernance ;

• mettre en place des conseils provinciaux et départementaux.

À travers cette réforme, les autorités gabonaises ambitionnent de renforcer la participation des jeunes à la vie publique et de créer une plateforme plus efficace pour porter leurs préoccupations dans l’élaboration des politiques nationales.

Cette initiative ouvre ainsi une nouvelle phase pour le mouvement associatif jeunesse au Gabon, avec la volonté affichée de promouvoir une gouvernance plus inclusive, participative et tournée vers l’avenir.

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