Par la rédaction
Madame Rose Epongoye épouse NGombi affirme aujourd’hui être victime d’un abandon de la part de son employeur, la SIGALLI, après un accident de travail survenu en juillet 2020 au sein de l’entreprise. Selon ses déclarations, cet accident aurait entraîné de graves complications de santé qui affectent désormais durablement sa mobilité et sa capacité à exercer une activité professionnelle.
Épouse du journaliste de Gabon Télévision Jean Dedieu Ogoms NGombi, la victime en appelle directement au Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin d’obtenir une intervention qu’elle juge indispensable pour faire avancer son dossier et obtenir une indemnisation complète lui permettant d’accéder à des soins adaptés.
Employée depuis 2012 au sein de la SIGALLI dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée, Rose Epongoye travaillait au service de production de lait. Elle affirme qu’à la suite d’une chute provoquée par un siège métallique défectueux, son état de santé s’est progressivement détérioré. Depuis lors, elle soutient être confrontée à un refus de prise en charge médicale de la part de son employeur.
Selon les informations rapportées, plusieurs examens médicaux auraient révélé des douleurs articulaires et lombaires persistantes, un pincement des vertèbres lombaires, ainsi qu’une spondylarthrose associée à une lombarthrose discale débutante. La victime explique vivre aujourd’hui avec un handicap nécessitant l’usage d’une béquille.
Rose Epongoye affirme également avoir financé elle-même, avec l’aide de son époux, l’essentiel de ses soins médicaux depuis 2021. Malgré diverses démarches administratives et judiciaires engagées devant le tribunal du travail, aucune solution définitive n’aurait encore été trouvée.
Des sources proches du dossier évoquent notamment une réunion tenue en septembre 2021 devant l’inspection départementale du travail, au cours de laquelle des responsables de la SIGALLI auraient indiqué avoir « prêté » une somme de 600 000 FCFA destinée aux soins de la victime. Une déclaration qui suscite des interrogations sur les modalités de prise en charge accordées à l’employée.
D’autres témoignages font état d’un climat social tendu au sein de l’entreprise, marqué par des accusations de licenciements abusifs et de pratiques jugées contraires au Code du travail gabonais. Certaines sources accusent également des responsables juridiques internes d’avoir freiné le processus d’indemnisation de la salariée.
La victime affirme par ailleurs avoir subi des pressions afin de signer un document renonçant à son suivi médical auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ainsi qu’à toute procédure de prise en charge. Elle dénonce aussi le non-versement intégral de ses cotisations sociales à la CNSS.
Selon plusieurs témoignages, le siège métallique à l’origine présumée de l’accident aurait été remplacé ultérieurement, alimentant les soupçons sur une éventuelle défectuosité du matériel. Des allégations de harcèlement sont également évoquées, sans qu’elles aient été formellement établies à ce stade.
À ce jour, Rose Epongoye affirme n’avoir perçu son dernier salaire que le 31 juillet 2021. Elle dit vivre dans une situation de grande précarité physique et sociale et appelle les autorités compétentes à intervenir afin de faire respecter ses droits.
Cette affaire relance le débat sur la protection des travailleurs victimes d’accidents professionnels au Gabon et sur le respect des obligations sociales et légales des entreprises envers leurs employés.

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