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SAMEAU 2026 : au Musée national, la formation gratuite place les jeunes au cœur des métiers du numérique et de l’audiovisuel

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Par Mauricette BADJINA

Du 16 au 19 septembre 2026, le Musée national accueille la 6e édition du Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique (SAMEAU). Organisé par Gab Culture, sous l’impulsion de la présidente du SAMEAU, Jennifer Mayombo, l’événement met cette année l’accent sur les nouvelles technologies et la préservation du patrimoine culturel, avec un programme de formations gratuites animées par des professionnels venus de différents horizons.

Donner aux jeunes des outils concrets pour mieux s’exprimer, communiquer, créer et s’adapter aux mutations technologiques : c’est l’un des objectifs affichés de cette 6e édition du SAMEAU. Placée sous le thème « Entre mémoire et innovation : l’intelligence artificielle au service de notre patrimoine culturel », la manifestation ouvre ses portes à un public composé notamment de professionnels, d’étudiants et de passionnés de l’audiovisuel, du numérique et de la communication.

Durant quatre jours, le Musée national se transforme ainsi en véritable espace d’apprentissage et de partage d’expériences. Parmi les ateliers proposés gratuitement figurent notamment la prise de parole en public, la communication institutionnelle, la création de contenus, l’initiation à l’intelligence artificielle et le journalisme.

L’événement bénéficie également de l’accompagnement de partenaires, dont l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Parmi les formations proposées, l’atelier consacré à la prise de parole en public a permis aux participants de découvrir des méthodes pratiques pour gagner en assurance devant un auditoire. Une session animée par Jules César Redombina Ogandaga, formateur spécialisé dans l’art oratoire.

Pour lui, parler en public ne consiste pas uniquement à aligner des mots. Il faut savoir adapter son discours, maîtriser sa voix, travailler son attitude et surtout comprendre son auditoire.

Le formateur a notamment présenté la méthode SPIC, un outil destiné à structurer une intervention, particulièrement lorsqu’il s’agit d’improviser. Elle repose sur quatre étapes : Situation, Problème, Idée et Conclusion, cette dernière pouvant déboucher sur un appel à l’action.

Cette méthode permet notamment de mieux gérer l’improvisation, qu’elle soit préparée ou non. Selon Jules César Redombina Ogandaga, elle peut aider l’orateur à éviter le stress lorsqu’il doit prendre la parole sans avoir eu suffisamment de temps pour préparer son intervention.

Autre enseignement développé durant l’atelier : les 3V, à savoir le verbal, le vocal et le visuel.

Le verbal renvoie au choix des mots, qui doivent être adaptés au public. Le vocal concerne notamment la maîtrise de la voix, du rythme et du silence, ce dernier pouvant être utilisé pour maintenir l’attention et susciter la curiosité de l’auditoire. Quant au visuel, il englobe notamment l’apparence, la posture et le regard.

Pour le formateur, le regard constitue un élément essentiel dans la relation avec le public : il permet de créer une connexion avec les personnes présentes.

L’atelier a également abordé les trois dimensions de la rhétorique : l’ethos, qui renvoie à la crédibilité de l’orateur ; le pathos, lié à la capacité à toucher les émotions ; et le logos, qui repose sur la logique et l’argumentation.

« La parole appartient à celui qui ose la prendre », a rappelé le formateur, invitant les participants à sortir de leur zone de confort et à accepter de se tromper pour progresser.

Car, selon lui, la prise de parole n’est pas nécessairement innée. Elle se travaille avec la pratique, la répétition et la lecture. Dans un environnement professionnel où les modes de communication évoluent rapidement avec le numérique et l’intelligence artificielle, savoir communiquer efficacement devient un atout dans tous les secteurs d’activité.

Autre rendez-vous important de cette édition : l’atelier consacré à la communication institutionnelle, animé par Waris Fatombe.

Cette formation a réuni professionnels, étudiants et passionnés autour des fondamentaux d’une discipline devenue incontournable pour les entreprises, les administrations et les organisations.

L’objectif était notamment de comprendre comment une institution peut faire entendre sa voix, entretenir ses relations avec ses différentes parties prenantes et préserver son image et sa réputation.

Le formateur a insisté sur la dimension pratique de la communication institutionnelle. Au-delà de la théorie, les participants ont été amenés à réfléchir aux moyens permettant à une organisation de communiquer efficacement sur ses missions, ses valeurs et ses résultats.

Dans le cas du service public, cette communication doit notamment permettre d’expliquer aux citoyens les actions menées au quotidien et de créer une relation de confiance avec les différentes parties prenantes.

Waris Fatombe a également évoqué la question du personal branding, appelée à être approfondie au cours de la formation, ainsi que les notions liées à la publicité.

Pour lui, ces différentes approches doivent permettre de fournir aux jeunes les rudiments nécessaires afin de mieux comprendre les exigences du métier et de construire progressivement leur propre expertise.

La formation consacrée à la présentation en télévision et en radio a, elle aussi, suscité l’intérêt des participants. Elle était animée par Eunice Bertrand Biyoghe, journaliste, présentatrice et professionnelle de la production.

La formatrice a choisi de revenir aux fondamentaux du métier, notamment les techniques nécessaires pour présenter une émission ou intervenir efficacement face à un micro ou une caméra.

Avec l’essor des réseaux sociaux et des plateformes numériques, les métiers de la présentation connaissent une nouvelle dynamique. De nombreux jeunes se tournent désormais vers Internet pour produire et diffuser leurs propres contenus.

Mais, rappelle Eunice Bertrand Biyoghe, cette démocratisation ne dispense pas de l’apprentissage des bases et des techniques professionnelles.

« Les apprenants étaient très réceptifs », a-t-elle relevé, saluant leur intérêt et leur volonté d’apprendre. Elle a également souligné la forte présence féminine dans son atelier, signe, selon elle, de l’intérêt grandissant des jeunes femmes pour ces métiers.

Le SAMEAU, une passerelle entre transmission et innovation

À travers ces différents ateliers, le SAMEAU 2026 entend ainsi rapprocher la jeunesse des métiers qui façonnent aujourd’hui les secteurs de l’audiovisuel, de la communication et du numérique.

De la prise de parole à la communication institutionnelle, en passant par le journalisme et les techniques de présentation, les formations proposées permettent aux participants de confronter la théorie à l’expérience de professionnels.

Cette démarche prend une dimension particulière dans le contexte du thème retenu cette année. En mettant en dialogue mémoire, patrimoine culturel, numérique et intelligence artificielle, le SAMEAU entend également ouvrir une réflexion sur les nouvelles possibilités offertes par la technologie pour valoriser et transmettre le patrimoine culturel.

Jusqu’au 19 septembre, le Musée national reste donc le point de convergence des professionnels et des jeunes désireux de renforcer leurs compétences, dans un secteur où l’évolution des outils numériques redessine chaque jour les contours des métiers.

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