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la COSUMAF présente sa stratégie pour renforcer la culture financière en Afrique centrale

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Par Mauricette BADJINA

Le premier symposium du Réseau africain de l’OCDE/INFE, organisé du 18 au 19 juin 2026 en Afrique du Sud, a réuni des décideurs publics, des régulateurs et des experts autour d’un objectif commun : promouvoir l’éducation financière comme levier de développement économique et d’inclusion financière sur le continent.

La deuxième journée des travaux, le 19 juin, était consacrée aux stratégies nationales d’éducation financière. Les échanges ont mis en lumière l’importance de ces politiques pour améliorer la culture financière des populations, renforcer la coordination entre les institutions et favoriser le partage des bonnes pratiques entre les pays africains.

À cette occasion, la présidente de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), Jacqueline Adiaba Nkembe, a présenté la stratégie déployée en Afrique centrale pour développer l’éducation financière.

Elle a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la vision de la CEMAC, qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad, avec pour ambition de bâtir un marché financier moderne, inclusif et performant.

Selon elle, le marché financier de l’Afrique centrale, bien qu’encore jeune, connaît une progression constante. Sa capitalisation dépasse désormais 1 700 milliards de FCFA, dont près de 1 400 milliards en obligations et environ 300 milliards en actions.

Pour la présidente de la COSUMAF, l’éducation financière constitue le premier pilier de la stratégie de régulation de l’institution. Cette politique repose sur une approche structurée, fondée sur la segmentation des publics cibles – professionnels du marché, organisations de la société civile, universités et grand public –, l’utilisation de canaux de communication adaptés, ainsi que la formation continue des différents acteurs à travers des ateliers, des réunions techniques et des cadres de concertation.

Elle a également présenté les principaux outils de communication développés par la COSUMAF, notamment les bulletins statistiques, les publications spécialisées et les contenus numériques destinés à mieux informer les investisseurs et le public.

Parmi les initiatives mises en œuvre figurent la Global Money Week en Afrique centrale, la Semaine mondiale de l’investisseur, les Olympiades du marché financier à destination des jeunes, les webinaires « COSUMAF Focus » ainsi que des forums consacrés à la microfinance et aux PME.

Ces différentes actions ont contribué à renforcer la visibilité de la COSUMAF, à accroître les émissions de titres financiers et à encourager une participation plus importante des investisseurs, notamment des particuliers, aux opérations d’appel public à l’épargne.

Tout en saluant ces résultats, Jacqueline Adiaba Nkembe a estimé que des efforts supplémentaires restent nécessaires. Elle a annoncé l’élaboration d’un plan structuré d’éducation financière, élaboré avec l’appui d’un partenaire technique international. Ce programme vise à élargir les publics ciblés, consolider les partenariats institutionnels et promouvoir une meilleure gestion de l’épargne et de l’investissement à long terme.

En conclusion, elle a insisté sur l’importance de la coopération entre les pays africains et du partage d’expériences pour accélérer le développement de l’éducation financière sur le continent.

À l’issue du symposium, les participants ont convenu de se retrouver en 2027 en Ouganda pour la prochaine édition du Réseau africain de l’OCDE/INFE, afin de poursuivre les efforts en faveur d’une inclusion financière renforcée en Afrique.

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