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Minvoul : l’agroécologie, moteur d’autonomisation des communautés autochtones

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Par Roselyne Geneviève Bekale Ondo

À Minvoul, dans la province du Woleu-Ntem, une formation en agroécologie a permis à des communautés autochtones de renforcer leurs capacités agricoles tout en valorisant leurs savoirs traditionnels. Une initiative à fort impact social et environnemental.

Le samedi 25 avril 2026, les localités de Doumassi et Bitougat, dans le département du Haut-Ntem, ont accueilli une session de formation en agroécologie destinée aux populations autochtones. Portée par l’ONG AGAFI, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion d’une agriculture durable, adaptée aux réalités locales.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence des autorités administratives, notamment le préfet du Haut-Ntem, Thimothée Malemba, soulignant l’intérêt institutionnel accordé à ce type d’actions en faveur des communautés rurales.

Dans son allocution, la présidente de l’ONG AGAFI, Jeanne Marthe Minkoue Mi-Ella, a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomisation des populations bénéficiaires :

« Cette initiative vise à renforcer vos capacités agricoles, améliorer vos conditions de vie et vous aider à faire face aux effets du changement climatique. Le matériel mis à votre disposition constitue à la fois un outil de travail et un symbole d’espoir pour une agriculture durable. »

Elle a, par ailleurs, invité les bénéficiaires à un usage responsable et solidaire des équipements, tout en saluant l’implication des partenaires et des autorités locales.

Cette action intervient dans un contexte marqué par la dégradation progressive des sols, la recrudescence des ravageurs et les défis persistants en matière de sécurité alimentaire dans les zones rurales du Gabon.

Prenant la parole, le préfet Thimothée Malemba a salué la pertinence de cette formation, rappelant la volonté des autorités gabonaises, sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de promouvoir un développement inclusif. Il a insisté sur la nécessité de mieux intégrer les peuples autochtones dans les politiques publiques afin de favoriser leur autonomisation.

Animée par Abaga Obiang, ingénieur agronome et consultant formateur, la session a privilégié une approche participative, axée sur l’échange et la valorisation des savoirs locaux. Les participants ont ainsi été initiés à plusieurs techniques agroécologiques, notamment le paillage pour préserver l’humidité des sols, le compostage comme alternative aux engrais chimiques, les associations culturales pour optimiser les rendements, ainsi que l’utilisation de solutions naturelles pour lutter contre les ravageurs.

Simples, accessibles et peu coûteuses, ces pratiques ont suscité un réel engouement. « Nous utilisions déjà certaines techniques sans en mesurer toute l’importance. Aujourd’hui, nous comprenons mieux comment les appliquer efficacement », a confié un participant.

Au-delà du transfert de compétences, cette initiative ambitionne d’encourager une adoption progressive de pratiques agricoles durables, contribuant à améliorer la fertilité des sols, réduire la dépendance aux intrants chimiques et préserver les ressources naturelles.

Face à l’intérêt manifesté par les bénéficiaires, la pérennisation de telles actions apparaît essentielle. Le renforcement des capacités, couplé à un accompagnement technique régulier, pourrait favoriser une diffusion plus large de l’agroécologie dans la région, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la préservation des écosystèmes.

Par Roselyne Geneviève Bekale Ondo

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