Par Mauricette BADJINA
Le Collectif des agents publics gabonais (CAPG) a tenu, samedi, une déclaration publique à l’hôtel Excellence de Libreville afin d’attirer une nouvelle fois l’attention des plus hautes autorités sur le dossier du paiement des rappels solde des fonctionnaires.
La déclaration, lue par Mme Gislaine Owongo Ngombe, figure active du collectif, s’adresse directement au président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Dans son intervention, le CAPG a d’abord salué les efforts déjà consentis par les autorités pour apurer cette dette intérieure, notamment à travers le paiement des deux premières tranches intervenues en 2024 et 2025.
« Le paiement des deux premières tranches en 2024 et 2025 montre effectivement cette envie qui réside en vous. L’envie de voir l’agent public sortir de la zone rouge », indique le collectif.
Le CAPG rappelle que de nombreux agents publics attendent le règlement de leurs rappels solde depuis 2014. Selon le collectif, certains fonctionnaires sont décédés avant d’avoir pu percevoir les sommes qui leur étaient dues.
Au cours de sa déclaration, le collectif a également dénoncé plusieurs dysfonctionnements qu’il estime persistants dans le traitement des dossiers, notamment le comportement jugé condescendant de certains agents de la Solde, la non-prise en compte de montants pourtant calculés, des irrégularités qualifiées de fraudes au profit de certaines personnes, ainsi que les conséquences sociales liées à la lenteur du processus.

« L’agent public se sent abusé… abusé de voir nos collègues tomber les uns après les autres sans bénéficier de cet argent qui n’est rien d’autre que le fruit de nos sacrifices au service de l’État », a déclaré le CAPG.
Tout en reconnaissant les contraintes budgétaires auxquelles l’État pourrait être confronté, le collectif a formulé une proposition qu’il présente comme une solution alternative : l’attribution de logements sociaux ou de parcelles de terrain viabilisées aux agents concernés, en compensation des montants restant dus.
« Si la Trésorerie publique rencontre des difficultés liées à la disponibilité des fonds, le CAPG vous propose de mettre à la disposition des agents publics concernés des logements sociaux ou des parcelles de terres viabilisées selon les montants dus », peut-on lire dans la déclaration.
Selon le collectif, une telle mesure contribuerait à améliorer les conditions de vie de nombreuses familles affectées par ces retards de paiement.
En conclusion, le CAPG affirme qu’il poursuivra ses actions de sensibilisation et de mobilisation jusqu’au règlement définitif du dossier.
« Nous continuerons à manifester en toute responsabilité pour que nous trouvions, nous aussi, notre essor vers la félicité. »
Signée à Libreville le 11 juillet 2026, cette déclaration marque une nouvelle étape dans les revendications du Collectif des agents publics gabonais, qui appelle les autorités à accélérer le règlement des rappels solde au bénéfice des fonctionnaires concernés.

Laissez un commentaire