Par Mauricette BADJINA
La première édition du Salon Funéraire d’Or 2026 s’est achevée samedi à la Chambre de commerce du Gabon, après deux jours d’échanges consacrés à la modernisation et à la structuration du secteur funéraire gabonais.
Organisé du 29 au 30 mai sous le thème « Pour un cadre légal et technique du secteur funéraire », l’événement a réuni les principaux acteurs de la filière, des représentants des administrations publiques, des professionnels du secteur ainsi que plusieurs partenaires institutionnels et privés.
Mis en œuvre en collaboration avec l’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS), GNIMA Service, la Chambre de commerce du Gabon, BCES et SUNU Assurance, le salon avait pour ambition de favoriser la réflexion autour des défis et perspectives d’un secteur en pleine mutation.

Durant les travaux, les participants ont pris part à des conférences, ateliers thématiques et sessions de réseautage portant notamment sur le cadre juridique et réglementaire, les normes sanitaires, la gestion des produits funéraires, la maîtrise des coûts des prestations et le respect des principes éthiques dans l’exercice des métiers du funéraire.
Intervenant au nom du Directeur général de l’ANMAPS, le Dr Zhara Bitsaka, Directeur de la Qualité et de l’Audit, a salué la mobilisation des différents acteurs et la qualité des débats.
Selon elle, les échanges ont permis de mettre en lumière les nombreuses réalités auxquelles est confronté le secteur, notamment l’absence d’un cadre réglementaire suffisamment structuré, l’hétérogénéité des pratiques et la nécessité de renforcer le respect des normes sanitaires.
« Ces assises ont permis de mettre en évidence les réalités du secteur funéraire au Gabon, avec ses insuffisances, mais aussi les opportunités de structuration et de professionnalisation », a-t-elle déclaré.

Le Dr Bitsaka a également rappelé que les activités funéraires touchent directement à la dignité humaine et nécessitent, à ce titre, un encadrement rigoureux garantissant des prestations transparentes, respectueuses des familles et conformes aux exigences sanitaires.
Elle a réaffirmé l’engagement de l’ANMAPS à accompagner les réformes envisagées à travers le renforcement des mécanismes de contrôle, la mise en conformité des opérateurs et l’élaboration de textes adaptés au contexte national.
À l’issue des travaux, le rapporteur général, Charles Mangouba, a présenté la synthèse des recommandations formulées par les participants.
Parmi les principales propositions figurent l’élaboration d’un cadre juridique spécifique au secteur funéraire, la mise en place d’un système d’agrément et de contrôle des opérateurs, ainsi que la clarification des responsabilités des différentes administrations concernées.
Les participants ont également recommandé le renforcement des normes d’hygiène et de salubrité, la réglementation de l’utilisation des produits funéraires et le développement de programmes de formation continue destinés aux professionnels du secteur.

Sur le plan économique, les recommandations portent sur une meilleure transparence tarifaire, l’encadrement des coûts des prestations et la protection des familles contre les pratiques abusives.
Enfin, les assises ont insisté sur la nécessité de doter le secteur d’un code de déontologie, de promouvoir le respect de la dignité humaine et d’accélérer la professionnalisation des métiers liés aux services funéraires.
Cette première édition du Salon Funéraire d’Or apparaît ainsi comme une étape majeure dans la reconnaissance institutionnelle du secteur funéraire au Gabon. Elle aura permis de fédérer les acteurs autour d’une vision commune visant à offrir aux citoyens des services plus modernes, transparents et conformes aux normes sanitaires et éthiques.
Les organisateurs ont d’ores et déjà exprimé leur volonté de pérenniser cette initiative afin d’assurer le suivi des recommandations et d’accompagner durablement la transformation du secteur.

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