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L’Université Omar Bongo au bord de la paralysie : le SNEC-UOB brandit un préavis de grève de 8 jours

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Le Syndicat national des enseignants-chercheurs de l’Université Omar Bongo (SNEC-UOB) a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue le mardi 20 janvier 2026, le dépôt d’un préavis de grève de huit (8) jours auprès du cabinet du recteur.

Cette décision fait suite à l’Assemblée générale extraordinaire du 16 janvier dernier, au cours de laquelle les enseignants-chercheurs ont exprimé leur profond mécontentement face à ce qu’ils qualifient d’absence de réponses concrètes et durables à leurs doléances.

Prenant la parole, le président du SNEC-UOB, Mathurin Ebé, a décliné les principales revendications du syndicat, parmi lesquelles :

•La mise en place urgente d’une commission tripartite chargée d’examiner et de régulariser l’ensemble des situations administratives en attente, jusqu’à leur mise en solde ;

•L’apurement intégral de la dette pédagogique, estimée à 464 937 832 FCFA pour l’année universitaire 2022-2023 et dépassant aujourd’hui le milliard de FCFA ;

•La fin de la précarité administrative, l’université fonctionnant depuis deux ans sans plusieurs responsables statutaires. La Faculté des Lettres et Sciences Humaines est notamment privée de doyen et de vice-doyen, tandis que plusieurs départements sont dirigés par des bénévoles non officiellement nommés ;

•La régularisation juridique de l’Institut des Langues, ouvert depuis l’année académique 2025-2026 mais toujours dépourvu d’ordonnance ou de décret, le maintenant dans une situation qualifiée de « clandestinité » ;

•L’électrification des salles de classe, dont un grand nombre demeure inutilisable faute d’électricité, aggravant les problèmes de capacité d’accueil et de sureffectifs ;

•L’arrêt du port de l’uniforme imposé à la nouvelle Faculté des Sciences, jugé inadapté par le syndicat.

Le SNEC-UOB dénonce une précarité administrative persistante qui ralentit le fonctionnement de l’Université Omar Bongo et compromet gravement la qualité de l’enseignement. L’absence de responsables régulièrement nommés en Conseil des ministres, remplacés par des intérimaires bénévoles, est perçue comme un facteur majeur de désorganisation.

Malgré la fermeté de ses revendications, le syndicat affirme rester ouvert au dialogue.

« Nous espérons qu’avant l’expiration du délai de huit jours, les autorités nous rappelleront à la table des négociations. La grève demeure notre dernier recours », a déclaré le président du SNEC-UOB

 

Par Mauricette BADJINA

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