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Football gabonais : une contestation juridique qui interpelle l’État

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Par la rédaction

La gouvernance du football gabonais est aujourd’hui au cœur d’une controverse juridique d’envergure. Candidat déclaré à la présidence de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), Darneau Essia Ndong a engagé une série de démarches visant à contester la légalité de l’instance dirigeante ainsi que de son dernier congrès, au regard de la législation nationale en vigueur.

Dans un article publié le 29 janvier 2026 dans le journal Elit’Actu, l’acteur du football gabonais remet en cause la conformité juridique de la FEGAFOOT et de ses organes décisionnels. En ligne de mire : la loi n°033/2020 du 22 mars 2021, relative à l’organisation et au fonctionnement du sport en République gabonaise, dont certaines dispositions seraient, selon lui, ignorées ou insuffisamment appliquées par la fédération.

Au-delà de la prise de parole médiatique, Darneau Essia Ndong affirme avoir inscrit sa démarche dans un cadre strictement institutionnel. Le 2 février 2026, il a saisi officiellement le ministère de la Jeunesse et des Sports, avant d’adresser, le 3 février , des correspondances à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Par ces démarches, le candidat dit vouloir attirer l’attention des autorités compétentes sur ce qu’il considère comme une situation juridiquement préoccupante, afin que chaque institution puisse apprécier les faits dans le cadre de ses prérogatives légales.

Si les irrégularités évoquées venaient à être établies, leurs conséquences pourraient être significatives. Sur le plan national, elles soulèveraient la question de la légalité des décisions prises par la FEGAFOOT, notamment en matière électorale, administrative et financière. Sur le plan international, une telle situation pourrait fragiliser la crédibilité du football gabonais auprès des instances continentales et mondiales, avec le risque de sanctions ou de perte de confiance.

Au-delà du seul cas de la FEGAFOOT, cette affaire met en lumière un enjeu plus large : celui du respect de l’État de droit dans la gouvernance des organisations sportives, appelées à concilier autonomie associative et conformité aux lois de la République.

Face aux interrogations soulevées, plusieurs observateurs estiment qu’une clarification s’impose. Les pouvoirs publics, garants de l’application de la loi, se retrouvent ainsi interpellés sur la nécessité d’examiner les faits, de veiller au respect du cadre juridique en vigueur et de prévenir toute crise institutionnelle susceptible de nuire au développement du sport national.

Qu’on partage ou non son analyse, l’initiative de Darneau Essia Ndong a le mérite de poser un débat de fond : celui de la transparence, de la légalité et de la responsabilité dans la gestion du football gabonais. Un débat désormais porté sur la place publique, et qui appelle des réponses claires, dans l’intérêt du sport et de la République.

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