Par HBM
Du 26 au 30 octobre 2026, le Palais des congrès de Libreville accueillera la Semaine du numérique, un rendez-vous continental réunissant plus de 15 pays africains autour des télécommunications, de l’innovation et de la souveraineté numérique.
Libreville s’apprête à accueillir un événement consacré aux grandes orientations du numérique en Afrique. À l’occasion d’une conférence de presse organisée par le secrétariat général du ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation, de l’Innovation et des Nouvelles Technologies, les grandes lignes de cette rencontre ont été présentées aux professionnels des médias.
Au programme de cette semaine figurent des échanges institutionnels, des rencontres entre acteurs de l’écosystème numérique et des initiatives destinées à accompagner la transformation digitale du Gabon.
Parmi les activités annoncées, la mise en place d’un village numérique permettra à plusieurs startups et entreprises du secteur de présenter leurs solutions à travers des stands dédiés. Cet espace entend favoriser la visibilité des innovations locales, encourager les échanges professionnels et mettre en lumière les opportunités offertes par l’économie numérique.
La rencontre sera également marquée par un séminaire gouvernemental consacré à la vision et à la stratégie nationale de digitalisation, ainsi que par une présentation du programme Gabon Digital.
Autre temps fort annoncé : le lancement de la 5G en phase pilote, avec la collaboration d’Airtel et de Gabon Telecom. Cette initiative s’inscrit dans les perspectives d’évolution des infrastructures de télécommunications et d’amélioration de la connectivité.
Le secrétaire général a également évoqué le lancement du fichier unique de participation, en collaboration avec le ministère chargé des Finances. Des panels réunissant les différents acteurs de l’écosystème numérique viendront compléter le programme, avec des discussions autour des défis et des perspectives du secteur.
Au-delà des enjeux nationaux, la Semaine du numérique revêt une dimension diplomatique et continentale. Elle prévoit notamment la tenue d’un comité scientifique spécial de l’Union africaine, ainsi qu’un séminaire ministériel de haut niveau consacré à la préparation des travaux de la prochaine conférence de l’Union internationale des télécommunications (UIT), annoncée à Doha, au Qatar, du 5 au 25 novembre 2026.
Ces échanges doivent notamment contribuer à la préparation de la candidature du Gabon au poste de secrétaire général de l’UIT, selon les informations communiquées lors de la conférence de presse.
Les discussions porteront sur plusieurs enjeux stratégiques pour le continent, notamment les télécommunications par satellite, la gouvernance des réseaux sociaux, l’hébergement des données et les orientations à défendre dans les instances internationales.
La rencontre de Libreville devrait également aboutir à l’adoption d’une Déclaration de Libreville, destinée à favoriser une position commune des pays africains en perspective des travaux de Doha.
L’ambition affichée est de permettre aux États participants de rapprocher leurs positions sur les grands dossiers des télécommunications et de mieux coordonner leurs priorités au sein des instances internationales.
Pendant cinq jours, Libreville constituera ainsi un espace de concertation entre gouvernements, entreprises, startups et experts. Au-delà de la présentation des innovations technologiques, cette semaine sera l’occasion d’aborder des questions déterminantes pour l’avenir numérique du continent : la connectivité, la maîtrise des infrastructures, la protection et l’hébergement des données, ainsi que la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale du numérique.

Laissez un commentaire