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Gabon : le gouvernement et les partenaires sociaux poursuivent le dialogue sur les élections professionnelles

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Par Mauricette BADJINA

À quelques jours de l’échéance du 22 avril 2026, le gouvernement gabonais intensifie les concertations avec les partenaires sociaux autour de l’organisation des premières élections professionnelles de l’histoire du pays. Une nouvelle séance de travail s’est tenue ce lundi 13 avril au ministère de la Fonction publique, dans un climat marqué à la fois par l’engagement au dialogue et la persistance de certaines préoccupations.

Présentée par les autorités comme une avancée majeure, cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer la démocratie sociale au Gabon. Le processus, qualifié d’inédit, est porté par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui entend structurer durablement le dialogue entre l’État et les représentants des travailleurs.

Prenant la parole au cours de la rencontre, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a réaffirmé la détermination de l’exécutif à garantir un processus inclusif et transparent.

« Ces élections professionnelles constituent une avancée majeure pour notre pays. Nous voulons offrir un cadre d’expression démocratique aux travailleurs, dans le respect des textes en vigueur et des principes de dialogue social », a-t-elle déclaré.

La membre du gouvernement a également confirmé le maintien du calendrier initial, malgré les interrogations exprimées par certains acteurs.

« Le calendrier reste inchangé. Nous sommes dans une dynamique de concertation continue afin de lever les incompréhensions et rassurer l’ensemble des parties prenantes », a-t-elle précisé.

Du côté des partenaires sociaux, si l’initiative est globalement saluée, le discours se veut plus nuancé. Les organisations syndicales appellent à des garanties supplémentaires concernant les conditions d’organisation du scrutin.

« Nous ne sommes pas opposés à ces élections, bien au contraire. Toutefois, elles doivent se tenir dans le strict respect du Code du travail. Les travailleurs doivent pouvoir exercer librement leur choix quant aux modalités de participation », a indiqué un représentant syndical.

Au cœur des préoccupations figure également la question de l’inclusivité du processus électoral. Les syndicats insistent sur la nécessité d’une participation élargie à l’ensemble des travailleurs, sans distinction entre secteurs public et privé.

« Tous les salariés doivent être électeurs. Il ne doit y avoir aucune exclusion dans ce processus qui se veut démocratique », ont-ils martelé.

En réponse, le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission technique chargée de superviser et d’encadrer le déroulement du scrutin. Cette instance aura pour mission de garantir la transparence, l’équité et la crédibilité des élections.

« Nous voulons que ces élections se tiennent dans un climat apaisé et consensuel », a assuré un membre de l’exécutif.

Malgré des divergences encore perceptibles, les échanges se poursuivent entre les différentes parties. L’enjeu est de parvenir à un consensus avant le 22 avril, afin de faire de cette première expérience électorale professionnelle un jalon significatif dans la consolidation du dialogue social au Gabon.

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