Par HBM
L’Hôtel Boulevard de Libreville a accueilli, ce mardi 4 août, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier régional Afrique de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), une rencontre de haut niveau consacrée au renforcement de la coopération africaine en matière de santé des végétaux.
Organisé par l’Agence Gabonaise pour la Sécurité Alimentaire (AGASA), en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Conseil phytosanitaire interafricain de l’Union africaine (CPI-UA), cet atelier réunit des délégations issues de 40 pays africains, des experts, des représentants d’organisations internationales ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.

L’objectif de cette rencontre est de renforcer la coopération régionale et internationale dans le domaine de la protection des végétaux, tout en améliorant la qualité des normes phytosanitaires afin de mieux répondre aux défis liés à la sécurité alimentaire, au commerce et aux changements climatiques.
Après le message du Secrétaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux, M. Enrico Perotti, le Directeur général de l’AGASA, le Dr Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, a salué la tenue de cette importante rencontre à Libreville.
« C’est pour moi un réel honneur et un motif de grande satisfaction de prendre la parole au nom de l’AGASA à l’entame de cet Atelier régional africain de la Convention internationale pour la protection des végétaux organisé à Libreville », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette rencontre traduit l’engagement des États africains à contribuer activement à la protection des végétaux, à la sécurité sanitaire, à la facilitation des échanges commerciaux ainsi qu’à la promotion d’une agriculture durable et résiliente.
« Nous le savons tous, la santé des végétaux est un pilier fondamental de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la santé publique et du développement économique », a-t-il ajouté.
Prenant à son tour la parole, le Directeur général du Comité inter-États des pesticides d’Afrique centrale (CPAC), M. Jeannot Mbourou, a rappelé le rôle stratégique des végétaux dans la vie de l’humanité.

« Les végétaux représentent près de 80 % de notre alimentation et produisent environ 98 % de l’oxygène que nous respirons. »
Il a toutefois souligné que la santé des végétaux est aujourd’hui menacée par les conflits armés, l’instabilité politique et les effets du changement climatique, qui fragilisent les systèmes phytosanitaires de nombreux pays africains.
Citant Henry Ford, il a conclu son intervention en ces termes :
« Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est une réussite », rappelant que seule l’unité permettra à l’Afrique de relever les défis du développement agricole et de renforcer sa souveraineté alimentaire.
Représentant le ministre de l’Agriculture empêché, le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Martial Massamba, a exprimé la fierté du Gabon d’abriter cette rencontre continentale qui se déroule sur quatre jours.

Dans son allocution, il a insisté sur le rôle déterminant de l’agriculture comme moteur de la croissance économique, de la réduction de la pauvreté et de la sécurité alimentaire sur le continent.
« Nous devons veiller à ce que les normes internationales soient non seulement rigoureuses pour protéger la santé des végétaux, mais également adaptées et applicables aux réalités de nos pays en développement », a-t-il conclu.
Pendant quatre jours, les participants examineront plusieurs projets de normes internationales relatives aux mesures phytosanitaires et partageront leurs expériences afin de renforcer les mécanismes de prévention contre l’introduction et la propagation des organismes nuisibles aux végétaux. Les travaux devraient également contribuer à réduire les pertes agricoles et à consolider la sécurité alimentaire en Afrique.

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